La résolution A/HRC/RES/5/1 précise que les « États sont encouragés à procéder à des consultations de grande envergure au niveau national avec toutes les parties prenantes pour rassembler ces renseignements ». Les ONG peuvent saisir cette opportunité pour mener une campagne nationale d’information afin de promouvoir le processus de l’EPU.
- Soumettre un rapport sur la situation d’un pays
L’examen d’un État au sein du Groupe de travail est basé sur trois rapports :
Un rapport de vingt pages préparés par l’État lui-même sur la situation des droits de l’homme sur son territoire.
Un rapport de dix pages maximum préparé par le Haut-Commissariat aux droits de l’homme (HCDH) résumant les « renseignements figurant dans les rapports des organes conventionnels, des procédures spéciales, y compris les observations et les commentaires de l’État intéressé, et d’autres documents officiels des Nations Unies ».
Un rapport de dix pages également préparé par le HCDH résumant les informations envoyées par « d’autres parties prenantes » à l’EPU sur la situation des droits de l’homme de l’État examiné.
L’expression “autres parties prenantes” est volontairement vague pour ne restreindre aucun acteur de participer. Concrètement, tout le monde peut envoyer des informations au HCDH. Ainsi, les ONG sans statut consultatif, les ONG locales, les associations sont encouragées à participer. Néanmoins, le Haut Commissariat n’utilisera que des informations crédibles provenant de sources identifiées.
Les contributions des ONGs doivent suivre les directives générales - A/HRC/DEC/6/102 pour être pris en compte. Veuillez les lire et respectez le format.N’hésitez pas à inclure un résumé au début afin de faciliter le travail du HCDH.
Afin de limiter la quantité d’information reçu de la part des ONG, le HCDH demande à ce que les soumissions soient limitées, lorsque l’information provient d’une ONG individuelle, à un document de cinq pages, auxquels peut être joint un autre document plus détaillé et factuel. Lorsque la soumission provient d’une grande coalition d’ONG, le document officiel peut atteindre dix pages.
L’échéance pour soumettre des informations (ou contributions) est généralement six à huit mois avant la session. Les contributions doivent être soumises et reçues au plus tard à 12h (midi), heure locale (CET), le dernier jour. Les contributions arrivés après ne sont pas prises en considérations.
Pour les échéances de la session 9, voir l’encadré plus bas.
Les trois rapports sont généralement disponibles sur le site du Haut-Commissariat dix semaines avant chaque session.
Voir aussi les Informations et directives techniques pour les autres parties prenantes du Haut-Commissariat et sa Note d’information à l’intention des ONG concernant l’UPR.
Les ONG peuvent faire pression sur les États afin d’attirer leur attention sur des questions précises pour que ces questions soient soulevées pendant le dialogue interactif, sous forme de questions et/ou recommandations. Les ONG peuvent aussi négocier pour obtenir que des recommandations spécifiques soient faites, afin de faciliter le monitorage du processus de suivi de l’examen.
Lorsque les ONG s’adressent aux autres États, il y a différentes manière pour être plus efficaces, notamment :
. En s’adressant directement au membre de la délégation responsable pour l’EPU ou le Conseil des Droits de l’Homme
. En s’adressant aux États selon les thèmes qu’ils ont le plus souvent soulevés pendant le dialogue interactif.