50e groupe de travail de l'EPU : points saillants
Du 3 au 14 novembre 2025, le Conseil des droits de l'homme des Nations Unies a accueilli la 50e session du Groupe de travail sur l'Examen périodique universel (EPU).
Les 14 États prévus pour l’examen au cours de cette session étaient : Biélorussie, Libéria, Malawi, Mongolie, Panama, Maldives, Andorre, Bulgarie, Honduras, États-Unis d’Amérique, Îles Marshall, Croatie, Jamaïque et Libye.
Il convient de noter que les États-Unis d'Amérique n'ont reçu aucune recommandation des États, car ils n'ont pas participé à l'EPU, qui a été reporté à l'année prochaine. Pour en savoir plus, cliquez ici.
Au cours de cette session, les États ont formulé un total de 3 245 recommandations. Les thèmes les plus fréquemment abordés ont été les droits et l'égalité des femmes, la violence sexiste, les droits des enfants, l'accès à l'éducation, les droits des migrants et des demandeurs d'asile, la discrimination et la pertinence des institutions nationales des droits de l'homme.
En moyenne, les États ont reçu 250 recommandations. Parmi les États ayant reçu le plus grand nombre de recommandations figuraient le Bélarus (332) et le Malawi (294), tandis que l'État ayant reçu le moins de recommandations était l'Andorre (150). Enfin, 12 des 13 pays ont décidé de reporter leur position sur les recommandations reçues, ce qui constitue une bonne pratique permettant la tenue de consultations nationales, le Bélarus étant le seul État à avoir fait connaître sa position.
Voir les informations détaillées par pays ci-dessous
Bonnes pratiques
Le processus de l'EPU favorise un dialogue transparent et constructif entre pairs sur la manière dont les États participent au mécanisme d'examen et en font un usage efficace. UPR Info a identifié trois exemples de bonnes pratiques dans le cadre du processus de l'EPU, dans le but de favoriser les échanges et d'inspirer les autres États membres de l'ONU dans leur propre approche du mécanisme.
Bulgarie
En 2022, la Bulgarie a adopté un plan d'action pour la mise en œuvre des recommandations issues de l'EPU, sous la supervision du Mécanisme national de coordination des droits de l'homme, qui fonctionne depuis 2014. Le quatrième rapport de la Bulgarie, ainsi que son rapport volontaire à mi-parcours, décrivent les mesures prises en réponse aux recommandations reçues lors du troisième cycle.
Îles Marshall
Les Îles Marshall ont présenté leurs bonnes pratiques en matière de mise en œuvre de l'EPU grâce à leur collaboration avec des partenaires de développement, notamment le PNUD pour l'évaluation des risques liés au changement climatique, le HCDH et le Forum Asie-Pacifique pour l'élaboration d'un projet de loi sur les institutions nationales des droits de l'homme. Dans ses conclusions, la délégation a demandé une coopération technique ciblée afin de renforcer la communication d'informations et le suivi des obligations en matière de droits de l'homme, d'améliorer l'efficacité du mécanisme national de mise en œuvre, de communication d'informations et de suivi, de protéger les droits dans le contexte du changement climatique et de la pénurie d'eau, de réduire la fracture numérique et de soutenir la création de l'INDH.
Mongolie
La Mongolie a nommé une délégation multisectorielle à l'EPU, réunissant des représentants de différentes branches du gouvernement. Il convient de noter que la participation du pouvoir judiciaire, par l'intermédiaire du président du Conseil général de la magistrature et du procureur général adjoint, constitue un élément clé, garantissant que les institutions centrales du secteur judiciaire sont directement impliquées dans le processus d'examen.