51e groupe de travail de l'EPU : points saillants
Du 19 au 30 janvier 2026, le Conseil des droits de l'homme des Nations Unies a accueilli la 51e session du Groupe de travail sur l'Examen périodique universel (EPU).
Les 13 États dont l'examen était prévu au cours de cette session étaient l'Australie, l'Autriche, la Géorgie, le Liban, la Mauritanie, les États fédérés de Micronésie, Nauru, le Népal, Oman, le Rwanda, Saint-Kitts-et-Nevis, Sainte-Lucie et Sao Tomé-et-Principe.
Au cours de cette session, les États ont formulé un total de 3 209 recommandations. Les thèmes les plus fréquemment abordés ont été les droits et l'égalité des femmes, la violence sexiste, la liberté de la presse et la liberté d'expression, l'accès à l'éducation universelle, les droits des migrants et des demandeurs d'asile, la législation anti-discrimination, la résilience face au changement climatique et la pertinence des institutions nationales des droits de l'homme.
En moyenne, les États ont reçu 247 recommandations. Parmi les États ayant reçu le plus grand nombre de recommandations figuraient l'Australie (332) et la Géorgie (307), tandis que l'État ayant reçu le moins de recommandations était la Micronésie (162).
Trois autres États ont reçu moins de 200 recommandations ; tous étaient des États insulaires : Nauru (176), Saint-Kitts-et-Nevis (190) et Sainte-Lucie (198). Enfin, les 13 pays ont décidé de reporter leur position sur les recommandations reçues, déclarant qu'une réponse serait soumise au plus tard lors de la soixante-deuxième session du CDH. Il s'agit d'une bonne pratique qui permet de mener des consultations nationales, le Bélarus étant le seul État à avoir fait connaître sa position.
Pays examinés
Points saillants des pays examinés lors de la 51e session du Groupe de travail de l'EPU.
Bonnes pratiques
Le processus de l'EPU favorise un dialogue transparent et constructif entre pairs sur la manière dont les États participent au mécanisme d'examen et en font un usage efficace. UPR Info a identifié trois exemples de bonnes pratiques dans le cadre du processus de l'EPU, dans le but de favoriser les échanges et d'inspirer les autres États membres de l'ONU dans leur propre approche du mécanisme.
Le Népal
La préparation du rapport national par le comité constitué par la Division des droits de l'homme et des traités internationaux du Cabinet du Premier ministre et du Conseil des ministres a été réalisée dans le cadre de consultations à plusieurs niveaux à l'échelle nationale, auxquelles ont participé les ministères fédéraux, le Parlement, les institutions judiciaires, les institutions du secteur de la justice et de la sécurité, les gouvernements provinciaux et locaux, les commissions constitutionnelles et les organisations de la société civile.
l'Australie
A mis en place un cadre de coordination inter-institutionnel dirigé par le ministère des Affaires étrangères, avec le soutien du bureau du procureur général et du ministère de la Justice, afin de superviser la mise en œuvre, la communication et le suivi des recommandations de l'EPU et d'autres obligations internationales en matière de droits de l'homme. Grâce à son mécanisme national de mise en œuvre, de rapport et de suivi, l'État consolide les recommandations issues des cycles de l'EPU, des organes conventionnels, des procédures spéciales et des mécanismes régionaux dans un système structuré doté d'une direction claire, de points focaux et d'outils de suivi, favorisant ainsi la cohérence et la responsabilité malgré les contraintes en matière de capacités.
l'Autriche
Pour la première fois, la délégation autrichienne à la session du groupe de travail sur l'EPU comprenait des représentants des gouvernements locaux et régionaux, notamment des représentants du Bureau des droits de l'homme de la ville de Vienne et du Bureau des groupes ethniques et des droits de l'homme du Land de Carinthie. Il s'agit là d'une bonne pratique conforme à la résolution 57/12 du CDH, qui encourage les États à promouvoir la participation des gouvernements locaux aux travaux des mécanismes régionaux et internationaux de protection des droits de l'homme.