26/05/2026

52e session du Groupe de travail sur l’EPU

Du 4 au 15 mai 2026, le Conseil des droits de l’homme des Nations Unies a tenu la 52e session du Groupe de travail sur l’Examen périodique universel.

 

Les 14 États examinés au cours de cette session étaient la Namibie, le Niger, le Mozambique, l’Estonie, la Belgique, le Paraguay, le Danemark, les Palaos, la Somalie, les Seychelles, les Îles Salomon, la Lettonie, la Sierra Leone et Singapour.

Au cours de la session, les recommandations ont notamment porté sur la ratification des instruments internationaux relatifs aux droits humains, les institutions nationales des droits humains, les mécanismes nationaux de mise en œuvre, d’établissement de rapports et de suivi, l’égalité de genre, les violences faites aux femmes et aux filles, les droits de l’enfant, la traite des personnes, les conditions de détention, l’accès à la justice, la liberté d’expression, les droits des personnes migrantes, réfugiées et demandeuses d’asile, les droits des personnes en situation de handicap, ainsi que les effets des changements climatiques sur les droits humains.

La participation a varié selon les examens. Singapour a reçu des déclarations de 142 délégations, la Belgique et la Sierra Leone de 119 délégations, la Namibie de 111, le Mozambique de 109, la Somalie de 104, l’Estonie de 100, le Danemark de 98, le Niger de 97, le Paraguay de 85, et les Seychelles et la Lettonie de 80 délégations chacune.

UNOG

Pour des informations plus détaillées par pays:

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Namibia
Namibie

Les recommandations adressées à la Namibie ont porté sur la ratification des instruments internationaux encore en suspens, notamment le Protocole facultatif à la Convention contre la torture, la Convention internationale pour la protection de toutes les personnes contre les disparitions forcées, la Convention internationale sur la protection des droits de tou·te·s les travailleur·euse·s migrant·e·s et des membres de leur famille, ainsi que la Convention de 1954 relative au statut des apatrides. Les États ont également recommandé à la Namibie d’établir un mécanisme national de prévention et de poursuivre ses efforts pour améliorer les conditions de détention. D’autres recommandations ont concerné les droits des peuples autochtones, l’égalité de genre, les violences faites aux femmes et aux filles, les droits de l’enfant, l’accès à l’éducation et à la santé, les droits des personnes en situation de handicap, ainsi que la protection des personnes en situation de vulnérabilité.

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Niger
Niger

Les recommandations adressées au Niger ont porté sur l’abolition de la peine de mort, la ratification des instruments internationaux en suspens, la coopération avec les mécanismes des droits humains, l’espace civique, la protection des défenseur·e·s des droits humains, les institutions nationales des droits humains, la lutte contre le terrorisme et les droits humains, les violences fondées sur le genre, le mariage d’enfants, l’éducation, la santé, ainsi que les droits des femmes et des enfants.

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Mozambique
Mozambique

Les recommandations adressées au Mozambique ont porté sur la ratification du Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels, de la Convention internationale pour la protection de toutes les personnes contre les disparitions forcées, du Statut de Rome de la Cour pénale internationale, ainsi que des instruments pertinents de l’OIT. D’autres recommandations ont concerné la protection des enfants dans les conflits armés, l’espace civique, l’accès à la justice, les personnes déplacées à l’intérieur du pays, la traite des personnes, les violences fondées sur le genre, les personnes en situation de handicap et l’action climatique.

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Estonia
Estonie

Les recommandations adressées à l’Estonie ont porté sur la ratification des instruments internationaux encore en suspens, notamment la Convention internationale sur la protection des droits de tou·te·s les travailleur·euse·s migrant·e·s et des membres de leur famille, les conventions de l’OIT et les conventions relatives à l’apatridie. D’autres recommandations ont concerné l’égalité et la non-discrimination, les droits des personnes apatrides et des personnes de citoyenneté indéterminée, les discours et crimes de haine, les droits des femmes, les violences fondées sur le genre, la traite des personnes, les droits des personnes en situation de handicap, ainsi que l’accès à l’éducation, y compris les questions liées à la politique linguistique.

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Belgium
Belgique

Les recommandations adressées à la Belgique ont porté sur la ratification du Protocole facultatif à la Convention contre la torture et le renforcement du mécanisme national de prévention. D’autres recommandations ont concerné l’Institut fédéral pour la protection et la promotion des droits humains, la lutte contre le racisme et la discrimination, les violences fondées sur le genre, les droits de l’enfant, les droits des personnes en situation de handicap, ainsi que les droits des personnes migrantes, réfugiées et demandeuses d’asile. Plusieurs recommandations ont porté sur l’asile et les conditions d’accueil, notamment l’accès aux procédures, à l’hébergement et aux soins, le respect du principe de non-refoulement, ainsi que la protection des enfants et des familles dans les contextes migratoires.

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Paraguay
Paraguay

Dans sa déclaration d’ouverture, le Paraguay a indiqué que son rapport national avait été préparé avec la participation de 66 institutions de l’État à travers SIMORE Plus, un outil utilisé pour assurer le suivi des recommandations et intégrer une approche fondée sur les droits humains dans les politiques publiques. Les recommandations adressées au Paraguay ont porté sur la ratification d’instruments internationaux, l’indépendance et l’autonomie financière du Bureau du Médiateur, le renforcement continu de SIMORE Plus, la réduction de la pauvreté, l’adoption d’une loi globale contre la discrimination, les peuples autochtones, les droits des femmes, les droits de l’enfant, l’accès à la justice, ainsi que les droits économiques, sociaux et culturels.

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Denmark
Danemark

Les recommandations adressées au Danemark ont porté sur la ratification de la Convention internationale sur la protection des droits de tou·te·s les travailleur·euse·s migrant·e·s et des membres de leur famille, du Protocole facultatif se rapportant au Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels, ainsi que du Traité sur l’interdiction des armes nucléaires. D’autres recommandations ont concerné le racisme et la discrimination, les droits des personnes migrantes et des minorités, l’intelligence artificielle et la non-discrimination dans les services sociaux, les crimes de haine, l’égalité de genre, les violences domestiques, l’asile et l’immigration, la détention, la santé mentale, les droits de l’enfant, le logement social et l’action climatique.

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Palau
Palaos

Les recommandations adressées aux Palaos ont porté sur la ratification des instruments internationaux encore en suspens, notamment la Convention contre la torture, les mécanismes nationaux des droits humains, l’éducation aux droits humains, les changements climatiques et la résilience face aux catastrophes, la traite des personnes, la protection sociale, la santé, l’éducation, les violences faites aux femmes, les personnes en situation de handicap, les enfants et les personnes migrantes.

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Somalia
Somalie

Les recommandations adressées à la Somalie ont porté sur la ratification de traités relatifs aux droits humains, notamment la CEDEF, le Protocole de Maputo, la Convention internationale pour la protection de toutes les personnes contre les disparitions forcées et le Pacte international relatif aux droits civils et politiques. Les recommandations ont également concerné les réformes constitutionnelles et législatives, la lutte contre le terrorisme et les garanties en matière de droits humains, les conditions de détention, la liberté d’expression et la protection des journalistes, la justice transitionnelle, l’accès à la justice, la peine de mort, la traite des personnes, la protection sociale, la santé, l’éducation, la sécurité alimentaire, les personnes déplacées à l’intérieur du pays, les droits des femmes, les enfants touchés par les conflits armés et la résilience climatique.

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Seychelles
Seychelles

Les recommandations adressées aux Seychelles ont porté sur la ratification des instruments internationaux encore en suspens, l’indépendance et les capacités des institutions nationales, l’administration de la justice, les droits de l’enfant, les droits des femmes, la traite des personnes, les droits des personnes en situation de handicap, la non-discrimination, la liberté des médias, la réforme pénitentiaire, l’emploi, l’éducation et les questions liées au climat.

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Solomon Islands
Îles Salomon

Les recommandations adressées aux Îles Salomon ont porté sur la ratification des principaux instruments internationaux relatifs aux droits humains, notamment le Pacte international relatif aux droits civils et politiques et ses Protocoles facultatifs. D’autres recommandations ont concerné l’égalité de genre, les violences faites aux femmes et aux filles, les droits de l’enfant, la traite des personnes, les changements climatiques et la réduction des risques de catastrophe, la santé, l’éducation, les droits des personnes en situation de handicap, l’accès à la justice et les mécanismes nationaux des droits humains.

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Latvia
Lettonie

Les recommandations adressées à la Lettonie ont porté sur la ratification des instruments internationaux encore en suspens, notamment la Convention internationale pour la protection de toutes les personnes contre les disparitions forcées, la Convention internationale sur la protection des droits de tou·te·s les travailleur·euse·s migrant·e·s et des membres de leur famille, le Protocole facultatif à la CEDEF et le Protocole facultatif se rapportant au Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels. Plusieurs recommandations ont concerné la Convention d’Istanbul, notamment le maintien de la Lettonie comme État partie à la Convention, sa pleine mise en œuvre, ainsi que le renforcement des mesures visant à prévenir et combattre les violences faites aux femmes et les violences domestiques. D’autres recommandations ont porté sur le Bureau du Médiateur, les discours et crimes de haine, la législation contre la discrimination, l’égalité de genre, les partenariats entre personnes de même sexe, la torture et les conditions de détention, la traite des personnes, l’accès à la santé, l’éducation inclusive, l’éducation dans les langues minoritaires, l’action climatique, les entreprises et les droits humains, les droits de l’enfant et les personnes en situation de handicap.

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Sierra Leone
Sierra Leone

Les recommandations adressées à la Sierra Leone ont porté sur la ratification des instruments internationaux encore en suspens, l’abolition de la peine de mort, la réforme constitutionnelle, la réforme du secteur de la justice, les conditions de détention, la lutte contre la corruption, la liberté d’expression, la participation des femmes, l’égalité de genre, le mariage d’enfants, la santé, l’éducation, la protection sociale et les droits de l’enfant.

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Singapore
Singapour

Singapour a reçu des déclarations de 142 délégations. Les recommandations ont porté sur la ratification des principaux traités relatifs aux droits humains, notamment le Pacte international relatif aux droits civils et politiques, le Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels, ainsi que la Convention contre la torture. D’autres recommandations ont concerné la peine de mort et les châtiments corporels, la liberté d’expression et de réunion, l’espace civique, les travailleur·euse·s migrant·e·s, la traite des personnes, les droits des femmes, les droits de l’enfant, les personnes en situation de handicap, les personnes âgées, la protection sociale, la discrimination dans le monde du travail, l’égalité et la non-discrimination, les changements climatiques et la sécurité numérique.

 

Bonnes pratiques

Le processus de l’EPU favorise un dialogue ouvert et constructif entre pairs afin de suivre et d’améliorer la situation des droits humains dans le monde. L’EPU constituant également une plateforme d’échange de bonnes pratiques entre États, UPR Info a mis en lumière trois initiatives d’États examinés, parmi d’autres, susceptibles d’être pertinentes pour d’autres États membres des Nations Unies.

 

Paraguay

L’utilisation de SIMORE Plus par le Paraguay peut être mise en avant comme une bonne pratique en matière de suivi, de coordination et de transparence dans la mise en œuvre des recommandations de l’EPU. Dans sa déclaration d’ouverture, le Paraguay a indiqué que son rapport national avait été préparé de manière participative avec 66 institutions de l’État à travers SIMORE Plus, un mécanisme utilisé pour renforcer le suivi des recommandations et intégrer une approche fondée sur les droits humains dans les politiques publiques. Le Paraguay a également indiqué que SIMORE Plus contribuait à des initiatives régionales, notamment le Réseau des mécanismes nationaux et la coopération SIMORE avec des pays de la région.

Sierra Leone

Le Mécanisme national d’établissement de rapports de la Sierra Leone peut être mis en avant comme une bonne pratique en matière de suivi structuré et d’établissement de rapports inclusif. Selon le rapport national, le processus ayant suivi le troisième cycle d’examen a été conduit par le Comité interministériel des droits humains, sous l’égide du Secrétariat du Mécanisme national d’établissement de rapports. Les recommandations acceptées ont été organisées en 48 groupes thématiques, et une matrice de mise en œuvre a été élaborée afin d’attribuer les responsabilités aux ministères, départements et agences, ainsi que de faciliter le suivi et la collecte de données. Le rapport fait également référence à des consultations avec les ministères, départements et agences, les organisations de la société civile, l’institution nationale des droits humains et d’autres parties prenantes lors de la préparation et de la validation du rapport.

Solomon Island

Le processus de préparation du quatrième cycle des Îles Salomon peut être mis en avant comme une bonne pratique en matière de consultation, d’examen à mi-parcours et d’établissement de rapports structuré. Le rapport national indique que des consultations menées à l’échelle nationale ont contribué à l’élaboration du rapport et ont impliqué des organismes gouvernementaux, le secteur privé et des organisations de la société civile. Il fait également référence à un appui apporté à un atelier à mi-parcours sur les droits humains en 2023, ainsi qu’à des missions de sensibilisation et à des programmes de formation. Le rapport a été préparé par une équipe nationale de rédaction et accompagné d’une matrice recensant les progrès accomplis, les bonnes pratiques, les enseignements tirés, les lacunes, les ressources disponibles et les défis institutionnels.