14/04/2026

Adoptions de l’EPU lors de la 61e session du CDH : points clés

Lors de sa 61e session, le Conseil des droits de l’homme (CDH) a adopté les rapports finaux élaborés lors de la 50e session du Groupe de travail sur l’Examen périodique universel (EPU).

Les États suivants ont présenté leurs réponses finales aux recommandations reçues, en indiquant celles qu’ils soutenaient et celles dont ils prenaient note : Andorre, Bélarus, Bulgarie, Croatie, Honduras, Jamaïque, Libéria, Libye, Malawi, Maldives, Îles Marshall, Mongolie et Panama. L’adoption concernant les États-Unis n’a pas eu lieu, la session de l’EPU ayant été reportée au 6 novembre 2026.

 

 

Lors de la 50e session du Groupe de travail de l’EPU, les États membres ont formulé un total de 2 967 recommandations, dont 2 353 ont été acceptées (79 %). Le pays ayant reçu le plus grand nombre de recommandations est la Libye (334), suivi du Malawi (294) et des Maldives (283). Les taux d’acceptation les plus élevés ont été enregistrés aux Îles Marshall (95 %), au Libéria (94 %), au Honduras (89 %) et en Mongolie (86 %).

 

 

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Déclarations d'UPR Info

Lors du débat général au titre du point 6, UPR Info a partagé des réflexions sur la manière de mieux exploiter les sessions d’adoption de l’EPU, en s’appuyant sur les discussions du premier Dialogue sur les politiques entièrement consacré à l’EPU.

Les États examinés peuvent utiliser la phase d’adoption de manière plus stratégique pour définir leurs priorités, leurs mécanismes de coordination, leurs calendriers et la participation prévue des parties prenantes nationales. Les États formulant des recommandations peuvent également saisir cette opportunité pour assurer un suivi constructif, notamment en posant des questions précises et en proposant un appui technique ou financier.

 

« Notre proposition est simple : elle appelle à une approche différente de l’adoption des résultats dans le cadre du point 6. Ce moment ne doit plus être considéré comme la fin de l’examen, mais comme le point de départ de la mise en œuvre », a déclaré Mona M’Bikay, Directrice exécutive de UPR Info.

UPR Info s’est également associée à une déclaration conjointe du Centre catholique international de Genève, appelant tous les États à participer de manière constructive au processus de l’EPU, notamment face au manque de coopération de certains États membres. À quatre ans de l’échéance de l’Agenda 2030, un engagement renouvelé en faveur d’un développement durable inclusif est nécessaire.

Plus d'informations sur l'adoption dans chaque pays:

 

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Andorre

Lors de l’adoption de son rapport à la 61e session du CDH, Andorre a annoncé avoir accepté 108 des 150 recommandations. Le pays a mené des consultations continues avec les ministères afin de garantir que ses engagements soient alignés avec les réformes en cours et ses capacités. Elle travaille actuellement sur un projet de loi relatif aux droits des enfants dans l’environnement numérique et prévoit d’adhérer à des traités internationaux relatifs aux droits humains.

Le pays a mis de côté 41 recommandations pour un examen ultérieur, notamment en raison de questions constitutionnelles sensibles, soulignant une approche prudente nécessitant une analyse approfondie. À l’avenir, Andorre envisage de mettre en place un mécanisme national pour améliorer l’efficacité de la mise en œuvre des recommandations.

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Bélarus

Lors de la 50e session du Groupe de travail, le Bélarus a reçu 332 recommandations, dont 166 ont été acceptées et 166 prises en note. Certaines recommandations ont été considérées comme « acceptées » car leurs dispositions sont déjà mises en œuvre, en cours de mise en œuvre ou à un stade avancé.

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Croatie

La Croatie a accepté 176 des 216 recommandations et en a pris note de 40, après examen par un groupe de travail interministériel. Celui-ci a confirmé que de nombreuses recommandations étaient déjà mises en œuvre ou en cours de mise en œuvre. Le pays a réaffirmé son engagement envers le droit international humanitaire et a abordé des cas non résolus datant des années 1990, notamment concernant les personnes disparues. Les recommandations acceptées portent notamment sur l’égalité de genre, les droits des femmes, la protection des droits de l’enfant, la lutte contre les crimes de haine et la mise en œuvre d’un plan national des droits humains à l’horizon 2027.

 

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Honduras

Le Honduras a reçu 243 recommandations, dont 216 ont été acceptées et 16 prises en note. Le nouveau gouvernement s’est engagé à créer des opportunités d’emploi, protéger les droits humains et renforcer les institutions. Dans ce cadre, l’état d’urgence a été levé et les interventions se concentrent sur les villes les plus touchées par la violence, conformément au plan 2026–2030. Parmi les initiatives clés figurent le développement durable, la prévention de la criminalité, l’amélioration du bien-être et de l’éducation des enfants, la lutte contre la violence de genre et la mise en place d’un programme national d’alimentation avec le soutien du Programme alimentaire mondial.

 

 

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Jamaique

L’ouragan Melissa a fortement affecté les institutions, infrastructures et communautés en Jamaïque, conduisant le gouvernement à évaluer les dégâts et à reconstruire les zones touchées. Une Autorité nationale de reconstruction et de résilience a été créée pour coordonner les efforts via des partenariats public-privé. Sur 237 recommandations, 124 ont été acceptées et 113 prises en note. Les priorités incluent la protection des droits humains, des groupes vulnérables et de l’environnement. Parmi les mesures envisagées figurent la criminalisation du viol conjugal, l’égalité d’accès à l’éducation, l’amélioration des conditions de détention et le renforcement des droits des peuples autochtones.

 

 

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Liberia
Libéria

Le Libéria a accepté 230 des 245 recommandations, en a pris note de 15 et a demandé des clarifications sur une. Ces recommandations couvrent notamment l’égalité de genre, le renforcement des institutions des droits humains, la protection des enfants et des groupes vulnérables, ainsi que la gouvernance démocratique et l’état de droit. Parmi les mesures concrètes figurent un projet de loi visant à abolir la peine de mort, des avancées dans la protection des défenseurs des droits humains et la création d’une agence de protection des témoins.

 

 

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Malawi

Le Malawi a reçu 294 recommandations, dont 228 ont été acceptées, 65 prises en note et une partiellement acceptée. Le gouvernement a réaffirmé son engagement à placer les droits humains au cœur de la gouvernance, malgré des défis tels que la COVID-19 et le changement climatique.

Des progrès ont été réalisés dans des domaines tels que la santé mentale, la réforme pénitentiaire, la protection des données, les droits des personnes handicapées et le renforcement des institutions. Certaines questions sensibles (viol conjugal, avortement, peine de mort) n’ont pas été acceptées, sans pour autant constituer une position définitive.

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Îles Marshall

Les Îles Marshall ont accepté environ 95 % des recommandations (213 sur 223), soulignant leur dépendance à la coopération internationale pour promouvoir les droits humains. Le renforcement des institutions est une priorité, notamment avec la création d’une institution nationale des droits de l’homme et de nouveaux mécanismes de redevabilité. Le pays s’est engagé à renforcer l’égalité de genre, lutter contre la violence et la traite, améliorer les systèmes judiciaire et pénitentiaire et promouvoir les droits des femmes, des enfants et des personnes handicapées. Il a également souligné l’impact des essais nucléaires et du changement climatique.

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Mongolie

La Mongolie a reçu 223 recommandations, dont 192 ont été acceptées. Les progrès reconnus concernent la liberté d’expression, les droits des femmes, l’égalité de genre et la lutte contre la violence domestique. Le pays a adopté un plan d’action, renforcé ses institutions, adopté une loi sur la protection des données et des défenseurs des droits humains. Toutefois, des défis subsistent, notamment liés aux ressources budgétaires insuffisantes.

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Panama

Le Panama a reçu 263 recommandations, dont 189 ont été acceptées. Le pays a réaffirmé son engagement en faveur des droits humains, notamment en matière d’égalité de genre, de lutte contre la discrimination et de protection des groupes vulnérables. Les recommandations acceptées portent sur l’accès à la justice, l’amélioration des soins de santé, la lutte contre la corruption et le renforcement de l’indépendance judiciaire.

 

Bonnes pratiques

Liberia

À travers un processus de consultation large et inclusif, mené par les Mécanismes nationaux de mise en œuvre, d’établissement de rapports et de suivi (NMIRF), le Libéria a organisé une session nationale réunissant des représentants de l’ensemble du gouvernement, des institutions nationales des droits de l’homme et des commissions, afin d’examiner les recommandations de l’EPU.

Dans le cadre de cette approche participative et pangouvernementale, le pays a soutenu 230 des 245 recommandations.

Lors de l’adoption, le Libéria a informé le Conseil des droits de l’homme que les recommandations soutenues seraient intégrées dans son troisième Plan d’action national des droits de l’homme, élaboré via son NMIRF.

Ce plan d’action constituera le cadre central pour la mise en œuvre, le suivi et l’établissement de rapports au cours des cinq prochaines années. Il est aligné sur les priorités nationales et internationales, notamment l’Agenda pour le développement inclusif, les Objectifs de développement durable des Nations Unies et le Millennium Challenge Compact.

La délégation a également annoncé la poursuite des travaux techniques ainsi que l’organisation de consultations régionales à venir, afin de garantir une meilleure qualité et une large participation nationale avant la finalisation du plan.