Adoptions de l’EPU lors de la 61e session du CDH : points clés
Lors de sa 61e session, le Conseil des droits de l’homme (CDH) a adopté les rapports finaux élaborés lors de la 50e session du Groupe de travail sur l’Examen périodique universel (EPU).
Les États suivants ont présenté leurs réponses finales aux recommandations reçues, en indiquant celles qu’ils soutenaient et celles dont ils prenaient note : Andorre, Bélarus, Bulgarie, Croatie, Honduras, Jamaïque, Libéria, Libye, Malawi, Maldives, Îles Marshall, Mongolie et Panama. L’adoption concernant les États-Unis n’a pas eu lieu, la session de l’EPU ayant été reportée au 6 novembre 2026.
Lors de la 50e session du Groupe de travail de l’EPU, les États membres ont formulé un total de 2 967 recommandations, dont 2 353 ont été acceptées (79 %). Le pays ayant reçu le plus grand nombre de recommandations est la Libye (334), suivi du Malawi (294) et des Maldives (283). Les taux d’acceptation les plus élevés ont été enregistrés aux Îles Marshall (95 %), au Libéria (94 %), au Honduras (89 %) et en Mongolie (86 %).
Déclarations d'UPR Info
Lors du débat général au titre du point 6, UPR Info a partagé des réflexions sur la manière de mieux exploiter les sessions d’adoption de l’EPU, en s’appuyant sur les discussions du premier Dialogue sur les politiques entièrement consacré à l’EPU.
Les États examinés peuvent utiliser la phase d’adoption de manière plus stratégique pour définir leurs priorités, leurs mécanismes de coordination, leurs calendriers et la participation prévue des parties prenantes nationales. Les États formulant des recommandations peuvent également saisir cette opportunité pour assurer un suivi constructif, notamment en posant des questions précises et en proposant un appui technique ou financier.
« Notre proposition est simple : elle appelle à une approche différente de l’adoption des résultats dans le cadre du point 6. Ce moment ne doit plus être considéré comme la fin de l’examen, mais comme le point de départ de la mise en œuvre », a déclaré Mona M’Bikay, Directrice exécutive de UPR Info.
UPR Info s’est également associée à une déclaration conjointe du Centre catholique international de Genève, appelant tous les États à participer de manière constructive au processus de l’EPU, notamment face au manque de coopération de certains États membres. À quatre ans de l’échéance de l’Agenda 2030, un engagement renouvelé en faveur d’un développement durable inclusif est nécessaire.
Plus d'informations sur l'adoption dans chaque pays:
Bonnes pratiques
Liberia
À travers un processus de consultation large et inclusif, mené par les Mécanismes nationaux de mise en œuvre, d’établissement de rapports et de suivi (NMIRF), le Libéria a organisé une session nationale réunissant des représentants de l’ensemble du gouvernement, des institutions nationales des droits de l’homme et des commissions, afin d’examiner les recommandations de l’EPU.
Dans le cadre de cette approche participative et pangouvernementale, le pays a soutenu 230 des 245 recommandations.
Lors de l’adoption, le Libéria a informé le Conseil des droits de l’homme que les recommandations soutenues seraient intégrées dans son troisième Plan d’action national des droits de l’homme, élaboré via son NMIRF.
Ce plan d’action constituera le cadre central pour la mise en œuvre, le suivi et l’établissement de rapports au cours des cinq prochaines années. Il est aligné sur les priorités nationales et internationales, notamment l’Agenda pour le développement inclusif, les Objectifs de développement durable des Nations Unies et le Millennium Challenge Compact.
La délégation a également annoncé la poursuite des travaux techniques ainsi que l’organisation de consultations régionales à venir, afin de garantir une meilleure qualité et une large participation nationale avant la finalisation du plan.