Le Fonds volontaire UPR à l’œuvre
Depuis sa création, le Fonds volontaire pour l’assistance financière et technique à la mise en œuvre de l’Examen périodique universel (UPR) aide les États à transformer les recommandations en actions en apportant un soutien technique et financier — souvent là où les ressources et les capacités sont les plus limitées.
Selon le rapport présenté lors de la 59ᵉ session du Conseil des droits humains (CDH) en 2024, le Fonds a reçu 31 propositions d’assistance technique pour un montant total de 1,3 million de dollars. Dix-huit initiatives ont été sélectionnées et soutenues.
En 2024, dix États ont contribué au Fonds, pour un montant de 434 170,50 USD, en baisse par rapport à l’année précédente. Les principaux contributeurs ont été l’Inde (150 000 USD) et l’Arabie saoudite (90 000 USD). Compte tenu du volume des demandes annuelles d’assistance, un minimum de 1,5 million USD de contributions volontaires est requis chaque année.
Une avancée majeure en 2024 a été le déploiement de conseillers EPU au niveau régional, ce qui a renforcé la capacité du HCDH à relier les conseils techniques aux projets financés par le Fonds sur le terrain. Cet alignement stratégique a renforcé la mise en œuvre des recommandations relatives aux droits humains en fournissant des orientations et un renforcement des capacités pour les mettre en pratique. Le soutien du HCDH suit une approche intégrée, alignant les recommandations de l’EPU avec celles des autres organes des droits humains de l’ONU.
Lors du panel thématique annuel sur la coopération technique et le renforcement des capacités (59ᵉ session du CDH), UPR Info s’est jointe à d’autres ONG pour appeler tous les États à établir ou renforcer les mécanismes nationaux (NMIRF) et adopter des plans nationaux de mise en œuvre des droits humains. Nos organisations ont souligné quatre éléments clés : un soutien politique de haut niveau, des structures permanentes avec financement, une implication active de la société civile et des institutions nationales des droits humains (INDH), et une formation locale pour les responsables gouvernementaux.
Lisez ici (en anglais).
Un nombre croissant d’États mettent également en place des mécanismes nationaux de mise en œuvre, de rapport et de suivi (NMIRF). Ces organes interministériels favorisent la coordination entre les gouvernements, s’engagent avec les institutions nationales des droits humains (INDH) et la société civile, et aident à aligner la mise en œuvre des droits humains avec les Objectifs de développement durable (ODD).
Pour appuyer ces efforts, le HCDH propose la base de données nationale de suivi des recommandations (National Recommendations Tracking Database), un outil qui permet aux États de regrouper et de prioriser les recommandations de l’Index universel des droits humains et de suivre leur mise en œuvre efficacement.
Results Achieved by the Voluntary Fund in 2024
Le Fonds volontaire a soutenu des activités dans les régions suivantes :
Amérique latine et Caraïbes (Antigua-et-Barbuda, Barbade, Dominique, Grenade, Haïti, Pérou, Saint-Kitts-et-Nevis, Sainte-Lucie et Suriname) ; Europe et Asie centrale (Bosnie-Herzégovine) ;
Moyen-Orient et Afrique du Nord (Égypte) ; Afrique de l’Ouest, centrale et australe (Burkina Faso, Cameroun, Congo, République démocratique du Congo, Eswatini, Gabon, Guinée-Bissau, Lesotho, Rwanda, Soudan du Sud et République-Unie de Tanzanie) ; Asie du Sud-Est (République démocratique populaire lao).
Vous trouverez ci-dessous trois exemples concrets de la manière dont le Fonds volontaire, en collaboration étroite avec les équipes de terrain du HCDH et les conseillers régionaux, a contribué à transformer les recommandations de l’EPU en actions concrètes. Pour d’autres cas, veuillez consulter le rapport complèt (en anglais).