12/08/2026

Nouveau guide d’ILGA World sur le suivi des droits LGBTI

Les recommandations relatives à l’orientation sexuelle, à l’identité et à l’expression de genre, ainsi qu’aux caractéristiques sexuelles, ont régulièrement augmenté au sein des mécanismes des droits humains des Nations Unies au cours de la dernière décennie. 

Pourtant, obtenir une recommandation n’est que le début. Le véritable défi est de faire en sorte que les engagements internationaux se traduisent par des changements concrets au niveau national.

Tel était l’objet du lancement en ligne de la nouvelle publication d’ILGA World, Good Practices Guide for Follow-Up on United Nations Recommendations, qui s’est tenu le 23 juillet 2026. Le guide rassemble des pratiques de suivi issues des organes conventionnels, de l’Examen périodique universel (EPU), des Procédures spéciales et du cadre des Objectifs de développement durable. Destiné principalement aux actrices et acteurs de la société civile travaillant sur les recommandations liées à l’OSIEGCS, il propose des stratégies pratiques et des exemples provenant d’organisations de la société civile LGBTI du monde entier.

« Une recommandation de l’ONU n’est pas une ligne d’arrivée ; c’est le début du véritable travail. Le suivi est ce qui permet de transformer les engagements internationaux en responsabilité nationale et, à terme, en changements que les personnes peuvent voir et ressentir dans leur vie quotidienne. »
GM, spécialiste du plaidoyer EPU

ILGA publication

L’EPU ne doit pas être considéré comme un événement d’une seule journée à Genève. C’est un cycle que les organisations de la société civile peuvent utiliser avant, pendant et après l’examen pour maintenir les enjeux de droits humains à l’agenda national. Pour les organisations travaillant sur les questions LGBTI, les recommandations peuvent constituer un point d’entrée reconnu au niveau international pour engager le dialogue, en particulier dans les contextes où ces questions restent sensibles ou contestées.

Un message clé du lancement était que le suivi est plus fort lorsqu’il est collectif. Les organisations de la société civile jouent un rôle essentiel dans le suivi des progrès et la documentation des lacunes, mais elles peuvent également contribuer directement à la mise en œuvre en sensibilisant le public, en traduisant les recommandations dans les langues locales, en simplifiant le langage technique et en aidant les communautés à comprendre le lien entre les recommandations internationales et leurs droits. Le développement de relations avec les INDH, les parlementaires, les actrices et acteurs de l’ONU, les ambassades et d’autres allié·e·s peut contribuer à élargir l’espace de dialogue et à soutenir un plaidoyer plus durable.

 

UPR Info a eu le plaisir de participer au lancement et de contribuer à la discussion sur l’importance du suivi et de la mise en œuvre. Pour UPR Info, ce message rejoint directement une priorité centrale : veiller à ce que les recommandations en matière de droits humains ne soient pas seulement adoptées, mais utilisées par les actrices et acteurs nationaux pour soutenir le dialogue, la redevabilité et le changement.

« La force de l’EPU ne réside pas seulement dans les recommandations formulées à Genève, mais dans la manière dont la société civile et les actrices et acteurs nationaux les utilisent ensuite pour ouvrir le dialogue, construire des alliances et faire avancer le changement. »
Nicoletta Zappile, Directrice Adjointe, UPR Info

Comme l’a souligné GM:

« La mise en œuvre est rarement un moment unique ou un chemin linéaire. Elle se construit grâce à la persévérance, aux données probantes, à la construction de coalitions et à la détermination des personnes engagées qui continuent de demander ce qui a changé, longtemps après que l’attention internationale s’est déplacée. »

 

Le guide est disponible en  Anglais  et Espagnol.