Un Rapporteur Spécial consacre son premier rapport à l’EPU !

Le Rapporteur Spécial sur la situation des défenseurs des droits de l’homme (RS), Margaret Sekaggya, a consacré son premier rapport au Conseil des droits de l’homme (CDH) au thème des défenseurs de droits de l’homme à l’EPU et comment ce mécanisme peut améliorer leur situation.

Considérant que l’EPU possède une valeur stratégique dans l’examen et dans l’amélioration de la situation des défenseurs des droits de l’homme, le RS offre un bilan des trois premières sessions en analysant comment ce sujet a été traité dans les rapports nationaux et les compilations et résumés du Haut-Commissariat. Le rapport examine également comment ce thème a été soulevé durant chaque examen et délivre un résumé de la situation des défenseurs des droits de l’homme dans les États examinés. Finalement, le rapport accorde une grande importance aux consultations nationales et au suivi comme autant d’opportunités pour l’État de travailler et de s’engager dans un dialogue constructif avec la société civile et les défenseurs des droits de l’homme en particulier.

Le RS conclue son rapport en faisant 18 recommandations sur comment améliorer le mécanisme, comment les États devraient agir à l’EPU et ce que les défenseurs des droits de l’homme peuvent en obtenir.

Ce rapport A/HRC/10/12 fut introduit au CDH jeudi 12 mars et suivit d’un dialogue interactif avec les États. Alors que certains d’entre eux, tels que le Pakistan au nom de l’Organisation de la Conférence Islamique et l’Ouzbékistan, critiquèrent le RS car il dépassait le cadre de son mandat, de nombreux États dont la République tchèque au nom de l’Union Européenne, l’Allemagne, la Norvège, la Nouvelle-Zélande, le Brésil, le Canada, Djibouti, l’Irelande, l’Ouganda et le Royaume-Uni félicitèrent cette démarche innovante, apportèrent leur soutien au travail du RS et l’encouragèrent à continuer.